La vérité est un mensonge
Un film de Pierre Goupil

Introduction
Communiqué
Synopsis
Analyse
Pierre Goupil
Entrevue
Les artisans

Synopsis

La vérité est un mensonge

Québec, 2001, Autofiction, 16mm, 77 min, coul.
Un film de Pierre Goupil, produit par Claude Fortin

À l'aube du troisième millénaire, et à la veille de son 49e anniversaire, la vie quotidienne d'un cinéaste qui n'a pas tourné depuis 10 ans. Jean-Pierre Lussier (Pierre Goupil) vit de l'aide sociale et habite la partie Nord-Est du Plateau Mont-Royal. Il rencontre voisins et amis et partage des moments privilégiés avec Anne-Marie, celle qu'il aime. Il nous confie les raisons de son silence: des épisodes de manie et de mélancolie qui l'ont parfois conduit à l'internement. Dans cette ère de l'après, ce qu'il a vécu intérieurement se confond avec ce qui arrive sur la planète, comme si toutes les souffrances du monde s'étaient déposées en lui. Anne-Marie (Gisèle Poupart) le secoue un peu et il se remet au cinéma.

Là où l'œuvre prend forme, la folie est court-circuitée. Puisant à la fois chez Méliès et chez Lumière, La vérité est un mensonge entremêle documentaire et fiction, scènes naturalistes, réflexions poétiques ou philosophiques, désirs utopiques. La bande son y est tout aussi importante que l'image, et la fiction tout autant que le documentaire. L'œuvre cinématographique, comme toute autre création, littéraire ou picturale, est un mensonge mais c'est par ce détour que le film peut atteindre à quelques vérités.

Haut de la page