La vérité est un mensonge
Un film de Pierre Goupil
Introduction
Communiqué
Synopsis
Analyse
Pierre Goupil
Entrevue
Les artisans

PIERRE GOUPIL

Date de naissance: le 10 juillet 1950 à Lachute, Québec

Je me souviens que, petit, déjà, je fréquentais assidûment le Majestic et le Caméo, des cinémas de quartier. Le grand écran me captivait à un point tel que j'ai voulu en reproduire l'effet à la maison. Je rapportais alors des super 8 muets achetés à la tabagie du coin et je les passais sur un projecteur à piles. Plus tard, une caméra super 8 s'ajoute à mon équipement de fortune et je commence à tourner. Pendant plusieurs années, quand je n'étais pas derrière la caméra, c'est-à-dire la plupart du temps, mes frères, ma soeur et moi-même avons joué aux acteurs dans ce que nous appelions les "Productions de la rue Poupart". On se faisait notre cinéma maison.

À l'adolescence, je rencontre Orson Welles, Raquel Welch, Jean-Luc Godard; plus tard, Claude Jutra, Patrick Straram (le bison ravi) et Gilles Groulx — pour n'en nommer que quelques-uns — que je découvre par leurs films ou leurs écrits. Le goût du cinéma me poursuit. J'explore le format 16mm et la vidéo à l'UQAM où j'obtiens mon bac en communication, option cinéma. J'y fais des rencontres qui me permettront par la suite de collaborer à plusieurs productions indépendantes pour lesquelles je joue plusieurs rôles: producteur, monteur, assistant-réalisateur et même distributeur aux Films du crépuscule. En 1979, j'ose enfin jouer le rôle du réalisateur pour un court métrage, mon premier film, Robert N.

Depuis, le cinéma et la vie continuent. J'écris présentement mon troisième long métrage, Le nombril de la nuit.

BIOFILMOGRAPHIE

 réalisateur
  • Robert N. — 16 mm, 24min, 1979
  • Celui qui voit les heures — 16 mm, 77 min, 1985
    (finaliste, Prix Ouimet-Molson, Association québécoise des critiques de cinéma)
  • Comme autant de paysages — 16 mm, 5 min, 1997
  • La vérité est un mensonge — 16mm, 77 min, 2000
 acteur
  • La couleur encerclée — Serge et Jean Gagné, 16mm, 100 min, 1985
  • Celui qui voit les heures — Pierre Goupil, 16mm, 77 min, 1985
  • L'autobiographe amateur — Claude Fortin, 35mm, 106 min, 1999
  • La vérité est un mensonge — Pierre Goupil, 16mm, 77 min, 2000
 essai documentaire sur Pierre Goupil
  • Pierre Goupil: le cinéma et la vie — Étienne Desrosiers, vidéo, 12 min, 1995
 

En 1999, mes amis qui fréquentent la Casa Obscura (collectif d'artistes et centre de diffusion) décident de m'aider à boucler mon film interrompu en 1992. Un nous prête sa caméra mini DV, un autre le matériel pour le son. Claude Fortin produit le film et m'assiste pour l'aventure. Jacques Leduc fera les images, Richard Brouillette, le son, Gisèle Poupart sera la vedette féminine, sans oublier tous ceux et celles qui y participeront. Nous entreprenons dix jours de tournage puis, quelques institutions embarquent pour nous financer, alors on tourne à nouveau deux fois trois jours en 16mm, pour finir le film.

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